Pourquoi assister au Lean Summit ?

Lean Summit

Les Lean Summit de l’Institut Lean France, comme de nombreux autres événements, sont porteurs d’une grande valeur, celle du partage de la connaissance. Que l’on soit intéressé par le sujet, pratiquant ou expert, la question Pourquoi assister au Lean Summit ? se pose parfois.

Je suis certes membre de l’Institut Lean France, mais c’est en tant que pratiquant que je voudrais témoigner ici de l’intérêt d’assister aux Lean Summit.

Le Lean Summit pour rencontrer la communauté

Mon premier Lean Summit était celui de 2016, il se tenait à Lyon. En 2013, un fake Lean (qui visait à réduire le nombre de personnes) a percuté ma vie professionnelle.

En 2014, j’ai suivi une formation Black Belt Lean dans les services (le Lean dans l’IT n’était pas encore très visible), puis j’ai commencé à développer mon réseau. Assez rapidement, j’ai pu entrer en contact avec des experts (dont des membres de l’Institut Lean France) avec lesquels j’ai continuer d’apprendre.

Lors du Lean Summit de 2016, j’ai pu rencontrer et discuter avec une partie de la communauté : Michael, Aurore, Cécile, Marie-Pia, Cecil, Anne-Lise, Sophie, Boris, Cyril, Catherine… Puis, Bertrand, Élodie, Paul, Marc, Alesandra, Christophe, Frédéric, Thomas et d’autres. Lors du LS 2018, j’ai pu discuter avec Jean-Claude et Jacques. Pardon, j’en oublie certainement.

Cette communauté est une véritable aide pour les nouveaux, mais aussi pour les plus anciens, car on n’arrête pas d’apprendre aux travers des articles publiés sur LinkedIn et sur Lean.org. On les rencontre également lors d’autres événements, comme Lean en France. La communauté nous permet de découvrir des livres pour accéder au vrai Lean (en évitant ceux qui ne sont que des ersatz) et améliorer nos connaissances.

Un autre élément très important pour moi, c’est la diversité des sensei (personne qui sait un peu plus qu’une autre) de la communauté. Cela me rappelle les différents entraineurs que j’ai eus lorsque je faisais du sport. Ils connaissaient tous la même technique, mais me l’apprenaient par des angles différents. Avec un seul entraineur, je pourrais croire qu’une forme est un carré. Avec plusieurs qui m’obligent à regarder l’objet sous des angles différents, je comprends que c’est le dessous d’une pyramide.

Certains le savent déjà, mais ce Lean Summit de 2016 m’a définitivement convaincu de plonger dans le (vrai) Lean. C’est d’ailleurs lors de cet événement qu’il m’a été proposé de rejoindre un cabinet spécialisé en Lean Management.

Le Lean Summit pour s’ouvrir et se remettre en cause

J’ai des souvenirs forts de mes Lean Summit :

  • Aurore Xemar et le management visuel chez Plastic Omnium ;
  • Jean-Claude Bihr et l’innovation grâce au Lean (la vidéo est ici). P.S. : j’ai le même t-shirt 😉
  • Boris Evesque et le Lean dans un technicentre SNCF ;
  • Benoît et la multiplication par 10 de son entreprise Theodo grâce au Kaizen ;
  • Les interventions de Dan Jones (une vidéo ici) ;
  • Les questions de Michael Ballé qui nous challengent, poussent notre réflexion plus loin qu’on ne le voudrait (c’est pour notre bien !) ;

Je pourrais lister encore plusieurs exemples, mais vous pouvez trouver les vidéos des Lean Summit sur la chaîne Youtube de l’Institut Lean France.

Chacune des présentations m’a amené à me demander si ce que je pratiquais était le bon Lean. Entendre des patrons ou des experts parler de l’andon, du flux tiré, des standards ou des autres principes du Lean m’interpelle et me questionne.

Tiens, elle pratique l’andon de cette façon dans son métier (différent du mien). Puis-je en tirer quelque chose pour chez moi ? Ah, c’est intéressant sa manière de poser les questions quand il pratique son Gemba ! Comment je peux rendre visibles mes cartes kanban comme il le fait ?

Toutes ces présentations et tous ces échanges avec celles et ceux qui témoignent sont autrement riches qu’un livre sur le Lean.

l’effet Wouah !

J’ai eu plusieurs effets Wouah ! en assistant aux Lean Summit. Je vais en citer 2, dont 1 que j’ai déjà partagé dans un ancien article.

Le premier, c’est lors d’une intervention de Michael Ballé au Lean Summit 2018. Il évoqua un point particulier que seuls ceux qui avaient lu Taiichi Ohno’s Workplace Management pouvaient comprendre… Un grand silence s’installa dans l’amphithéâtre ! Michael, avec sa verve habituelle, ajouta tout de go à l’assemblée (400 à 500 personnes, quand même) : « Ça ne vous rappelle rien ? Vous n’avez pas lu Taiichi Ohno’s Workplace Management ? Qui a lu ce livre ? » Une dizaine de mains se levèrent timidement… « Il faut lire ce livre ! », somma Michael ! Je me souviens l’avoir commandé dans les minutes qui suivirent 😉 et sa lecture fut très riche d’enseignement !

Le second, c’est la présentation de Isao Yoshino en 2018 (la vidéo est ici). Un retraité de Toyota (41 ans d’expérience dont 14 aux U.S.) qui vient nous expliquer le Lean (euh… le TPS) et ce qui fait de Toyota une entreprise différente, c’est juste exceptionnel ! Si vous lui demandez quel est le secret de Toyota, il répondra « Il n’y a pas de secret. C’est ça le secret ! » À voir et à revoir ; je ne m’en lasse pas !

Le Lean summit 2022

J’espère vous avoir donné quelques éléments de réponse à la question Pourquoi assister au Lean Summit ? Que vous décidiez ou non (au moins un doute ?) d’y aller, retrouvez toutes les infos sur la page de l’Institut Lean France.

Moi, je sais où je serai les 14 et 15 juin 2022, et vous ?